Jours
Heures
Minutes
Secondes
Cette année, les festival se tiendra sur trois jours avec Une soirée d’ouverture le vendredi 16 octobre, deux rendez-vous le samedi 17 octobre et une clôture le dimanche 18 octobre en après-midi.
Ces concerts prendront vie dans deux atmosphères complémentaires. Nous (re)découvrirons la collégiale de Semur-en-Auxois pour la majesté de son acoustique et la présence de son orgue historique. En contraste, nous retrouverons l’intimité du Théâtre du Rempart - un écrin dont la configuration à l'italienne favorise la précision des interprètes et la clarté du dialogue musical.
Récital de piano
Gabriel Durliat
Après le succès de son concert l’an passé, Gabriel Durliat revient à Semur-en-Auxois pour un programme de récital exceptionnel. Ondoyante, miroitante ou tumultueuse, l’eau traverse le répertoire pianistique. Le jeune pianiste en explore les métamorphoses à travers Fauré, Ravel, Debussy et Chopin, avant d’affronter la fougue de la Sonate en si mineur de Liszt. Monument d’une difficulté vertigineuse, cette œuvre entraîne l’auditeur dans une traversée où s’affrontent fureur et méditation, élans héroïques et abîmes intérieurs. Sa difficulté vertigineuse, qui exige tout à la fois une grande technique, une endurance exceptionnelle et une vision d’architecte, explique que peu de pianistes osent s’y confronter en concert.
Margaux Poguet soprane, Romain Louveau piano
Connaissez-vous Les Chansons de Bilitis ? Ce recueil de poèmes, que Pierre Louÿs publie en 1894, est présenté comme une traduction d’un texte de l’Antiquité grecque… C’est pourtant une pure création de l’écrivain français. Le texte fait sensation et il n’en faut pas plus pour que des musiciens s’en emparent pour composer des mélodies. Margaux Poguet, soprane férue de littérature et récemment diplômée du Conservatoire de Paris, interprétera celles de Claude Debussy et de Rita Strohl, compositrice française à l’esthétique wagnérienne. D’autres françaises compléteront ce programme, dont certaines d’Ernest Chausson.
Raphaël Feuillâtre guitare classique
Considéré comme l’un des nouveaux visages mondiaux de la guitare classique, Raphaël Feuillâtre fascine par la profondeur de ses interprétations et son éclatante virtuosité. Artiste exclusif du label Deutsche Grammophon, il a su s'imposer sur les scènes les plus renommées, du Carnegie Hall au Concertgebouw d'Amsterdam. Pour son récital, il propose un voyage traversant les époques, s'ouvrant sur une délicate mise en valeur de l'esthétique baroque à travers des transcriptions d'œuvres pour clavier de François Couperin, Jean-Philippe Rameau, Jacques Duphly et Joseph-Nicolas-Pancrace Royer. Le parcours se poursuit vers les teintes latines (Fantaisie sur La Traviata de Julián Arcas, Suites de Heitor Villa-Lobos…) jusqu’à la poésie urbaine des tangos d’Astor Piazzolla qui a développé son écriture musicale auprès de la grande pédagogue Nadia Boulanger qui l’encourage à trouver sa propre voie.
récital de luth
Yuli Bayeul
Révélation de la nouvelle génération de luthistes, Yuli Bayeul mène un parcours brillant qui l’a conduit au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Salué pour la finesse de son jeu et sa maîtrise stylistique, il collabore régulièrement avec les ensembles baroques les plus exigeants, des Talents Lyriques au Poème Harmonique. Pour ce premier concert organisé par le festival au Musée de Semur, le jeune luthiste nous invite à une incursion dans la fin du XVIe siècle, en faisant dialoguer deux maîtres incontournables de l'instrument : le compositeur français Nicolas Vallet, qui a inspiré le titre de ce programme avec son recueil Le Secret des Muses, et son contemporain anglais John Dowland. Entre fantaisies mélodieuses, pavanes mélancoliques et danses pleines de panache, le luth dévoile ici toute sa poésie.